Cinq ingrédients, dix mouvements, un siècle de Cuba dans le verre. Le mojito a une recette officielle, et ce n'est ni celle de votre bar préféré ni celle du dernier YouTuber. Cette recette s'appelle l'IBA, du nom de l'International Bartenders Association qui codifie les cocktails canoniques depuis 1951. Tous les bartenders sérieux la connaissent, peu de blogs FR la citent vraiment.
Dans ce guide, on déroule la recette officielle pas à pas, on compare six rhums blancs cubains avec leurs profils aromatiques, on explique pourquoi le verre highball change la moitié du résultat, on liste les cinq erreurs qui tuent un mojito, on détaille cinq variantes en format complet (Virgin, framboise, ginger, coco, ananas) et on termine par un calculateur pour préparer le bon dosage de 1 à 50 personnes. Si vous avez lu notre guide complet du rhum agricole, la canne caribéenne est la mère de tous ces cocktails. Le mojito en est l'archétype cubain.
Sommaire
- D'où vient le mojito ? Cuba, Drake et Hemingway
- La recette officielle IBA, étape par étape
- Quel rhum blanc choisir : grille des six références
- Le verre highball : pourquoi il fait la moitié du mojito
- Menthe, citron, sucre, eau gazeuse : les détails qui changent tout
- Cinq erreurs qui ruinent un mojito
- Cinq variantes : Virgin, framboise, ginger, coco, ananas
- Calculateur Mojito : pour 1, 4, 10, 25 ou 50 personnes
D'où vient le mojito ? Cuba, Drake et Hemingway
Le mojito est cubain. Il est né à La Havane, autour de 1910, dans un bar qui existe toujours et qui s'appelle la Bodeguita del Medio. Avant ça, l'histoire du cocktail remonte plus loin, et elle commence par un pirate.
Étymologie : du « mojo » créole au diminutif
Le mot « mojito » vient du mojo, sauce créole cubaine à base d'agrumes, d'ail et d'huile, qu'on retrouve encore aujourd'hui dans la cuisine caribéenne. Le suffixe « -ito » est un diminutif espagnol (comme « casa » qui devient « casita »). Littéralement, mojito veut donc dire petit assaisonnement, ou petit zeste. La traduction folklorique « petit mouillé », souvent répandue, est un faux ami : elle confond le mot avec « mojado », qui n'a rien à voir.
L'ancêtre : le « Drake's Draque » des marins anglais
En 1586, lors de sa Grande Expédition aux Caraïbes, le corsaire Sir Francis Drake longe les côtes cubaines après avoir attaqué Carthagène et Saint-Domingue. Ses équipages préparent une boisson rudimentaire à base d'eau-de-vie de canne (ancêtre du rhum), de menthe, de citron vert et de sucre, censée prévenir le scorbut et le mal de mer. Cette boisson est appelée Draque ou Drake's Draque par les Cubains. Trois siècles plus tard, le rhum cubain s'affine, le sucre se raffine, l'eau gazeuse arrive avec les bars, et le mojito moderne prend forme dans les années 1900.
Cuba 1910 : la Bodeguita del Medio officialise le cocktail
La Bodeguita del Medio, petit bar de quartier de La Havane, devient dans les années 1940-1950 un repaire d'écrivains et d'artistes. Le mojito y est servi par les bartenders cubains avec un protocole précis qui se diffuse internationalement.
Hemingway et la phrase qui a fait le tour du monde
Sur un mur de la Bodeguita, on peut lire la phrase « My mojito in La Bodeguita, my daiquiri in El Floridita », attribuée à Ernest Hemingway. L'auteur du Vieil Homme et la Mer a vécu à Cuba de 1939 à 1960. L'attribution exacte de la phrase est discutée par les historiens, mais le graffiti existe bel et bien et l'effet folklorique a propulsé le mojito dans la culture pop mondiale. Le boom Mojito grand public arrive ensuite dans les années 2000, porté par les bars d'hôtel, les chaînes lifestyle et les films de Daniel Craig.
La recette officielle IBA, étape par étape
L'International Bartenders Association (IBA) est une fédération mondiale fondée en 1951, qui regroupe 77 associations nationales de bartenders. Sa mission : codifier les cocktails canoniques. Le mojito fait partie de la liste des IBA Official Cocktails, aux côtés du Negroni, du Manhattan ou du Daiquiri. La recette IBA fait référence partout dans le monde, c'est celle qu'on trouve dans les bars d'hôtel sérieux et dans les concours.
Pour un verre highball
- Rhum blanc cubain5 cl
- Jus de citron vert2 cl
- Menthe fraîche6 feuilles
- Sucre fin2 cuil. café
- Eau gazeuse5 à 6 cl
- Glace piléedemi-verre
Cliquez sur Virgin Mojito pour basculer sur la version sans alcool : le rhum disparaît, l'eau gazeuse est augmentée pour préserver le volume.
La méthode IBA pas à pas — cinq mouvements
La méthode officielle tient en cinq gestes simples. L'ordre des versements compte autant que les proportions : c'est le secret d'un mojito qui ne se dilue pas en trois minutes.
- Verser le sucre fin et le jus de citron vert dans le fond du verre highball, remuer jusqu'à dissolution complète du sucre.
- Ajouter les six feuilles de menthe et froisser sans broyer avec un pilon cocktail pendant trois secondes maximum (voir H2 6).
- Verser le rhum blanc par-dessus.
- Remplir de glace pilée jusqu'au bord du verre.
- Compléter à l'eau gazeuse, remuer en mouvement de remontée avec une cuillère longue pour répartir la menthe sans casser les feuilles. Garnir d'un brin de menthe et d'une tranche de citron vert.
Le schéma des proportions IBA
Le visuel ci-dessous synthétise la recette officielle. Cinq éléments empilés du plus dense (rhum, citron, sirop) au plus léger (eau gazeuse, glace pilée). Le repère pédagogique à retenir pour ne plus jamais doser au pifomètre.
Proportions officielles IBA
Mojito pour un verre highball — 35 à 40 cl
Sucre fin et jus de citron vert
Au fond du verre, on remue jusqu'à dissolution complète
Menthe fraîche froissée
Six feuilles pressées trois secondes au pilon, sans broyer
Rhum blanc cubain
Versé par-dessus la base sucre-citron-menthe
Glace pilée
Remplir jusqu'au bord pour la colonne signature
Eau gazeuse
En dernier, remuée doucement pour préserver les bulles
Source : International Bartenders Association — IBA Official Cocktails

Quel rhum blanc choisir : grille des six références
Tous les rhums blancs ne se valent pas pour un mojito. Le rhum cubain reste l'archétype : profil propre, sec, légèrement sucré, qui soutient le citron vert et la menthe sans masquer leurs arômes. Mais le marché propose aujourd'hui d'autres options crédibles, des Caraïbes au Venezuela en passant par la Martinique.
Pourquoi le rhum blanc et pas brun, pas vieux, pas agricole en V1
Le rhum blanc est un rhum filtré et peu vieilli, neutre en couleur, dont l'objectif est de servir les ingrédients qui l'accompagnent. Le rhum brun ou ambré domine la menthe, le rhum vieux trop boisé masque le citron, et le rhum agricole pur (jus de canne fermenté) est puissant et herbacé : c'est une variante intéressante qu'on traite en alternative ci-dessous, mais ce n'est pas l'archétype cubain.
La grille des six marques de référence
| Marque | Origine | Profil aromatique | Effet sur le mojito | Quand le choisir |
|---|---|---|---|---|
| Havana Club 3 Años | Cuba (bouteille verte signature, étiquette dorée) | vanille douce, canne propre, légèrement sucré | mojito cubain de référence, équilibré | l'archétype, sortie de bar à La Havane |
| Bacardi Carta Blanca | Cuba 1862 puis Porto Rico (logo chauve-souris) | neutre, sec, très légèrement sucré | mojito polyvalent, accessible | premier mojito, soirée groupe |
| Eminente Reserva 7 Años | Cuba (bouteille élégante au crocodile vert) | notes boisées légères, miel, fruit jaune | mojito plus structuré, élégant | fin de soirée, dégustation |
| Pampero Blanco | Venezuela (bouteille en cuir tressé) | rond, légère sucrosité tropicale | mojito doux et tropical | palais débutants |
| Plantation 3 Stars | Blend Cuba + Trinidad + Barbade | complexe, herbacé léger, fruits frais | mojito plus aromatique | amateurs cocktails sérieux |
| Saint James Cœur de Chauffe | Martinique agricole AOC (bouteille carrée) | herbacé, canne fraîche, tranchant | mojito hors archétype, alternative agricole | curieux du rhum, lecteurs du guide rhum agricole Verasco |
Le bon degré : 40 à 50°
Au-dessus de 50°, le rhum devient trop chaud et masque la menthe. En dessous de 40°, il manque de présence et le cocktail tombe à plat. Les six marques ci-dessus tiennent toutes dans cette fourchette, ce qui est la règle pour un mojito équilibré.

Le verre highball : pourquoi il fait la moitié du mojito
Le mojito est un long drink, c'est-à-dire un cocktail servi dans un grand volume avec beaucoup de glace et un complément non alcoolisé. Le verre conditionne la dilution, la rétention du gaz et la dispersion de la menthe. Trois verres tiennent la route : le highball, le tube collins et, à la marge, le verre à cocktail générique. Trois autres sont à proscrire.
Anatomie du verre highball
Le highball mesure 14 à 16 cm de hauteur, contient 35 à 40 cl, ses parois sont droites et son ouverture suffit à laisser passer une paille et un brin de menthe. Cette géométrie permet à la glace pilée de tenir en colonne, à l'eau gazeuse de garder ses bulles plus longtemps et à la menthe de rester accessible au lecteur. Sur le shop Verasco, le Beau Verre à Cocktail remplit ce rôle : c'est la référence générique cocktail de la marque.
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Le verre tube collins, alternative haute moderne
Le verre tube (parfois appelé collins) est plus haut, autour de 18 cm, contient 40 à 45 cl, et ses parois sont plus fines. C'est la version élégante du highball pour les services conviviaux ou les bars contemporains. Sa hauteur supplémentaire met en valeur la colonne de glace pilée, ce qui en fait un verre photogénique en terrasse. Verasco propose le Verre à Whisky Tube dans cette géométrie : malgré son nom d'origine pour le whisky on the rocks, sa forme tube le rend parfaitement adapté au mojito.
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Les verres à éviter et pourquoi
Trois géométries cassent le mojito :
- Le verre old fashioned (10 cl, parois larges) accélère la dilution car la glace fond plus vite au contact d'une paroi évasée. Le résultat se transforme en eau aromatisée en cinq minutes.
- La coupe (forme évasée à pied) est conçue pour des cocktails secoués sans glace dedans. La glace pilée n'y tient pas en place et l'eau gazeuse se dégaze immédiatement.
- Le tumbler court (8 cl) est trop petit pour le ratio rhum-eau du mojito. On finit par trop concentrer le rhum et déséquilibrer le cocktail.
Le rôle de la paille et de la cuillère longue
La paille permet un sippement contrôlé par le bas du verre, là où le rhum est concentré, ce qui équilibre chaque gorgée. La cuillère longue (ou bar spoon) sert à repositionner la menthe sans la casser après un service, et à brasser l'eau gazeuse en mouvement de remontée pour mélanger sans tuer les bulles. L'ensemble est tissé dans notre collection verre à cocktail, aux côtés des accessoires complémentaires.

Menthe, citron, sucre, eau gazeuse : les détails qui changent tout
La recette IBA donne les proportions. Mais la qualité d'un mojito tient surtout aux ingrédients : choisir le bon citron, la bonne menthe, le bon sucre et la bonne eau gazeuse fait basculer le résultat d'un cocktail moyen à un cocktail signature.
Le bon citron : vert, jamais jaune
Le citron vert (lime, Citrus aurantiifolia) contient deux fois plus d'acide citrique que le citron jaune et concentre des huiles essentielles aromatiques dans son zeste. Le jaune est plus rond, plus sucré, et casse l'équilibre IBA. Ratio idéal : un demi-citron vert pressé par verre. Astuce bartender : pressez au-dessus du verre pour libérer un peu d'huile de zeste à la surface.
La bonne menthe : nana, spearmint ou poivrée ?
Trois variétés cohabitent en France, mais elles ne se valent pas pour le mojito :
- La menthe nana (yerba buena cubaine, aussi cultivée au Maroc) est la plus fraîche et la plus douce, c'est la version originale cubaine. On la trouve en marché spécialisé ou chez le primeur en saison.
- La menthe spearmint (menthe verte commune en France) est légère et parfumée, c'est l'alternative la plus accessible et celle qu'on trouve en supermarché. Compromis solide pour la France métropolitaine.
- La menthe poivrée est trop puissante, trop mentholée, elle masque le rhum et déséquilibre le cocktail. À éviter pour le mojito.
Quantité IBA : 6 feuilles. Les versions plus voluptueuses des bars haut de gamme montent à 10-12 feuilles, mais au-delà la menthe domine le rhum.
Le bon sucre : blanc fin ou cassonade ?
Trois options se valent selon le profil recherché :
- Le sucre blanc fin est neutre et se dissout vite, c'est la version IBA officielle.
- La cassonade ou sucre roux apporte des notes de mélasse qui se rapprochent du rhum cubain populaire. Version plus rustique, profil sucré-grillé prononcé.
- Le sirop de canne est liquide et permet un dosage millimétrique sans grain, alternative pratique pour la préparation en grand format (voir H2 8).
L'eau gazeuse : Perrier ou club soda ?
L'eau gazeuse se verse toujours en dernier, juste avant la garniture, pour préserver les bulles. Deux familles fonctionnent :
- Perrier ou San Pellegrino apportent une minéralité et des bulles fines très Verre haut de gamme.
- Le club soda ou soda water est neutre, plus pétillant, avec des bulles plus grosses. La version standard des bars cubains.
Choisir sa menthe et son sucre
Équivalences IBA — 6 feuilles + 2 cuil. café (10 g) par verre
Menthe — 6 feuilles IBA
Nana cubaine
Yerba buena · version originale
Douce et fraîche
Marché spécialisé en saison
Référence Bodeguita del Medio
Spearmint
Menthe verte commune en France
Légère et parfumée
Disponible en supermarché
Compromis solide
Poivrée — à éviter
Mentha piperita
Trop puissante
Masque le rhum
Déséquilibre la recette
Sucre — 2 cuil. café = 10 g = 2 cl sirop
Blanc fin
Version IBA officielle
Neutre, dissolution rapide
Profil net citron + menthe
Standard bars cubains
Cassonade
Sucre roux brun
Notes de mélasse
Profil rhum cubain populaire
Version plus rustique
Sirop de canne
Liquide millimétrique
Dosage précis sans grain
Pratique grand format
Service ≥ 25 personnes
Référence : pratique des bartenders cubains historiques + IBA Official Cocktails

Cinq erreurs qui ruinent un mojito
Les cinq erreurs ci-dessous sont les plus fréquentes, observées en bar et chez les amateurs maison. La sixième est un cas particulier qu'on traite en bonus parce qu'elle est répandue jusque dans le top 3 SERP français.
1. Broyer la menthe au pilon
L'erreur la plus classique. Le pilon (muddler) sert à froisser la menthe pour libérer ses huiles essentielles, pas à la broyer. Une menthe broyée libère sa chlorophylle, ce qui apporte une amertume désagréable et une texture pâteuse. Le bon geste : trois à quatre secondes de pression douce, jamais plus.
2. Utiliser du citron jaune
Le citron jaune et le citron vert ne sont pas interchangeables. Le jaune est trop sucré, son acidité est différente, et son parfum casse l'équilibre IBA. Toujours du citron vert, jamais du jaune.
3. Verser le sucre en dernier
Le sucre se dissout mal dans une eau gazeuse froide. Si on verse le sucre après le rhum et la glace, on retrouve des cristaux au fond du verre et un cocktail mal sucré. Bon ordre : sucre et jus de citron en premier, dans le fond du verre, on remue pour dissoudre, puis on ajoute la menthe et le rhum.
4. Verser l'eau gazeuse trop tôt
L'eau gazeuse versée avant le rhum, la glace ou la menthe perd ses bulles dans les manipulations qui suivent. Un mojito sans bulles, c'est un punch tiède. Bon ordre : eau gazeuse en dernier, juste avant la garniture.
5. Glaçons normaux au lieu de glace pilée
Les glaçons cubiques fondent lentement, dispersent mal les arômes et créent une texture inégale. La glace pilée se mélange instantanément, refroidit le cocktail en quelques secondes, et donne ce slush signature qui rend le mojito reconnaissable visuellement.
Bonus — utiliser du rhum brun ou ambré
Cette erreur est répandue jusque dans certaines recettes du top 3 français : le deuxième résultat Google propose le mojito au rhum brun, ce qui est une recette dénaturée. Le rhum brun et l'ambré masquent la menthe et le citron, et la couleur trouble du cocktail final ne correspond plus du tout à l'archétype cubain. Pour un mojito de référence, c'est rhum blanc uniquement.
Cinq variantes : Virgin, framboise, ginger, coco, ananas
Le mojito IBA classique est l'archétype. Les variantes qui suivent sont les plus populaires et toutes documentées dans la culture cocktail. Format Verasco par variante : histoire, ingrédients, préparation, verre conseillé.
Virgin Mojito (sans alcool)
Variante mocktail inventée à Cuba pour les enfants des familles cubaines des années 1960, longtemps appelée mojito sin alcohol. Viralisée mondialement dans les années 2010 avec les tendances Dry July et sober curious. Aujourd'hui le sous-marché des cocktails sans alcool représente une part non-négligeable des ventes en bar d'hôtel.
Côté recette : 6 feuilles de menthe, 2 cl de jus de citron vert, 2 cuillères à café de sucre, 10 à 12 cl d'eau gazeuse, glace pilée. La méthode IBA classique sans le rhum, et l'eau gazeuse est doublée pour préserver le volume. Verre conseillé : highball ou tube, comme le classique.

Mojito framboise
Variante des bars d'hôtel parisiens des années 2000 (Buddha Bar, Costes), popularisée ensuite par les recettes maison de l'été. Sa couleur rose-rouge est devenue sa signature visuelle.
Recette IBA classique enrichie de 6 framboises fraîches qu'on froisse avec la menthe ensemble (sans broyer). Le reste suit la méthode IBA. Verre conseillé : highball, dont les parois droites mettent la couleur du fruit en valeur.

Mojito ginger
Croisement entre le mojito et le Moscow Mule, popularisé en Asie au début des années 2010 puis arrivé en Europe. Version épicée moderne pour palais qui aiment le piquant.
Recette IBA enrichie de 2 fines tranches de gingembre frais, ou alternative : substituer 3 cl de ginger beer aux 5 cl d'eau gazeuse. On froisse le gingembre avec la menthe (légèrement pressé) puis méthode IBA pour le reste. Verre conseillé : tube, version plus haute pour le service.

Mojito coco
Variante des plages cubaines puis caribéennes, signature des bars de plage, apparue dans les années 1990. Profil plage des Caraïbes, plus doux que le classique, légèrement laiteux.
Recette IBA enrichie de 2 cl de sirop coco (ou crème de coco), avec 1 cl d'eau gazeuse remplacé par 1 cl de lait de coco léger. On verse le sirop coco en premier avec le sucre, puis méthode IBA. Verre conseillé : highball ou verre tiki coloré pour assumer le côté tropical.

Mojito ananas
Signature des bars caribéens et brésiliens des années 2000. L'ananas frais apporte une acidité ronde qui complète le citron vert sans l'écraser.
Recette IBA enrichie de 3 cl de jus d'ananas frais (ou 2 cubes d'ananas pressés au pilon), qu'on froisse avec la menthe. Le reste suit la méthode IBA. Verre conseillé : highball ou tiki.

Mentions express
Quatre variantes plus rares méritent au moins un nom : mojito fraise (twist d'été), mojito basilic-citronnelle (signature mixology moderne), mojito ananas-piment (épicé), et mojito Royal (champagne au lieu d'eau gazeuse). Chacune mérite son propre guide qu'on traitera dans de futurs articles. Pour un autre cocktail au rhum à la philosophie radicalement différente, sans menthe, sans eau gazeuse et sans glace pilée, voir notre Ti Punch martiniquais à venir cette semaine.
Calculateur Mojito : pour 1, 4, 10, 25 ou 50 personnes
Le mojito est un cocktail à la commande jusqu'à six ou huit personnes. Au-delà, les formats grand pichet ou jarres individuelles prennent le relais sans dénaturer la recette. Le calculateur ci-dessous donne les bonnes quantités.
Quantités exactes pour vos invités
- Rhum blanc cubain5 cl
- Sucre fin2 cuil. café
- Citron vertdemi-citron
- Menthe fraîche6 feuilles
- Eau gazeuse5 cl
- Glace piléedemi-verre
Pour 25 personnes ou plus, préparez la base rhum + sucre + jus de citron en carafe au frais. Ajoutez menthe, glace pilée et eau gazeuse au moment du service pour préserver les bulles.
Pour 10 personnes : grand pichet ou montés à la commande
Au-delà de huit, on bascule sur l'un de deux formats :
- Pré-base en pichet : préparer rhum + jus de citron + sirop dans une carafe au frais, ajouter menthe et glace pilée et eau gazeuse au moment de remplir chaque verre.
- Montés à la commande : préparer un poste avec ingrédients alignés, faire la recette IBA classique pour chaque verre. C'est plus long mais le résultat est identique au mojito original.
Pour 25 à 50 personnes : la technique cocktail batch
Au-delà de 25 personnes, la technique batch s'impose. On prépare une base concentrée en grande carafe (rhum + sirop + jus de citron) à mettre au frais. Au moment du service, chaque verre reçoit un demi-volume de cette base, puis menthe fraîche, glace pilée et eau gazeuse au moment.
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Le matériel pour le grand format
Pour un service confortable au-delà de 25 personnes, le poste idéal compte un pilon, une grande carafe pour la base, plusieurs bacs de glace pilée préparés en avance (la glace pilée se conserve au congélateur dans des sacs étanches), de la menthe fraîche apportée juste avant le service, et plusieurs verres highball alignés. Tout le matériel verrerie est dans notre collection verre à cocktail.
Conclusion
Le mojito a une recette officielle, un verre dédié, une menthe à préférer. Ces trois fondamentaux maîtrisés, les variantes deviennent possibles sans jamais dénaturer le cocktail. La règle est simple : on respecte l'IBA en V1, on twiste en V2.
Pour le rhum, voir notre guide complet du rhum agricole. Pour un autre cocktail au rhum à la philosophie radicalement différente, le Ti Punch martiniquais arrive bientôt sur le blog.
Santé et bonne dégustation !
